Nioni

Parce que la vraie vie, c'est mieux...

02 juillet 2009

Il était une fois, une ville rose ...

Aussitôt revenue, aussitôt la tête ailleurs. Puis un sac à dos, ce n'est pas fait pour traîner dans un placard. Ça a besoin de changer d'air, de faire des kilomètres, de transporter de jolies affaires comme un diadème en plastique, des bouteilles de vin, ou des madeleines espagnoles. Je lui ai donc offert une semaine de vacances.

Lendemain de la fête de la musique. Fumuj résonne encore dans mes oreilles, et ma nuque est endolorie par des mouvements de tête au rythme d'un son électro-hiphop. Il est tôt, je m'apprête à entamer un long voyage : 12 heures sont prévues pour arriver à Toulouse. Il en aura fallu 13h30. Tel est le prix à payer pour une alsacienne qui rêve de la ville rose. Il s'avère minime, au final, si je repense à tous ces bons moments ...

Pas de récit précis, les jours se mélangent dans mon esprit. Il y a eu, en vrac : le Café Populaire offrant des caisses de 13 verres à 13 euros, des amis perdus de vue pendant 6 ans, un crochet par Noilhan pour retrouver ma tartine, un quizz musical, un(e) chat(te) noir(e) exaspérant(e), la mort d'un certain Mickaël, un sandwich tomates séchées et féta, des disquaires incroyables, la Garonne, un compagnon de voyage sensationnel, des glaces au yahourt, citron-basilic, grenadine, agrumes, une grosse voiture, une école de musique, des t-shirts de super héros, la place du Capitole, Gene Vincent et plein d'autre rock'n roll dans nos oreilles, du soleil, de belles rencontres ... Et au retour, l'apaisement, le sourire au coin des lèvres qui dit "j'ai fait le bon choix". Toulouse m'a séduite à mes 18 ans, elle m'a conquise six ans plus tard.

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15 juin 2009

L'histoire d'un bus qui allait à Villasimius ...

Pendant une session de surf sur la toile, je tombe il y a environ deux mois sur une affaire à ne pas louper : l'Italie m'ouvre les bras pour le prix de deux pintes et demi. Après l'Ouest, après l'Est, après le Nord, voilà le Sud. Récit de trois jours au Sud de la Sardaigne ...

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Olivier est Toulousain, il aime l'océan. Cagliari s'offre à la Méditerranée, soit, mais il est prêt à faire des concessions et à me suivre pour ce voyage. Mon agenda se voit attribuer "Cagliari, arrival 31.05.09". L'organisation commence. Des messages sont envoyés sur CouchSurfing, et trois jours avant le départ, un certain Luca daigne nous héberger pour trois jours. L'aventure s'annonce bonne. De l'avion, nous voyons les Alpes enneigées, ses nombreux lacs aux bleus intenses, ses splendeurs insoupçonnées. Puis la Corse, sous un soleil radieux. La chance tourne cependant, c'est sous la pluie que nous arrivons à Cagliari. Le temps d'un restaurant et de nous rendre compte que les Italiens ne sont pas anglophones pour un sou, nous rencontrons Luca. Il sera notre guide acharné pendant toute la durée de notre séjour. A commencer par sa ville : ruelles typiques, balcons, escaliers, églises, et Jacerandas en fleurs.

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Luca est un enfulte, ou un aldente. C'est à dire un adulte qui serait resté un enfant. Il est infographiste. Son appartement regorge de comics et de leurs figurines associées. Il est fan d'Indiana Jones. Son accueil est au delà de tout ce que nous pouvions imaginer. Il nous cuisine des pâtes, a un grand sens de l'humour et se montre chaleureux.

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Le deuxième jour, notre guide nous emmène à la plage. Les couleurs sont belles, le soleil joue à cache-cache avec les nuages, mais nous offre lumière et chaleur. Nous sommes le premier jour du mois de juin et l'eau se prête à la baignade. Une fois séchés, nous visitons les ruines de Nora datant du 2ème et 3ème siècle. La vue est magnifique, entre les montagnes, la mer, les ruines, et le port. A de nombreuse reprises, nous nous asseyons pour contempler, discuter, et rire. L'alchimie est parfaite. Olivier, Luca et moi trouvons notre place : Luca le guide aventurier, Olivier le chômeur indécis, Noémie l'organisatrice maternelle.

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Pula. Petite bourgade à l'Ouest de Cagliari. Nous y faisons une halte pour jouir de ses jolies couleurs, de son soleil, et de ses délicieuses glaces italiennes. Yaourt et Kinder. Jamais je n'aurai goûté à pareil plaisir lacté. Puis l'heure est venue de nous préparer pour une soirée privée à La Paillote, club chic en bord de mer. Nous ne connaissons personne, les gens sont bien habillés et boivent des cocktails, la musique ne se prête pas assez à la danse, mais nous retrouvons Enrika, une avocate et amie de Luca. Dans la nuit, nous la suivrons à Villasimius, dans le sud-est.

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La route est sinueuse et parfois, de faibles lumières semblables à des étincelles font surface à notre droite. Il s'agit de la mer qui reflète les villages côtiers. Il fait noir, mais tout cela laisse présager des paysages sublimes. Arrivés chez Enrika, nous n'imaginions pas encore quel serait notre réveil. Il est tard. Elle nous accueille est nous invite à gagner notre chambre. Ce qui nous attendait dès le lever du soleil, nous en sommes encore sans voix à cette heure-ci. Une terrasse avec vue sur la mer, les montagnes, et le ciel bleu. Et Luca et son amie qui nous attendent pour le petit déjeuner.

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La journée s'annonce parfaite. Et elle le sera. Balade en bord de mer, baignade, discussions sur le cinéma, sur l'Italie, sur la France, sur eux, sur nous. Nous sommes les deux jeunes, eux les deux anciens, et tout correspond. Le tableau est si équilibré que nous ne voyons pas le temps passer. L'heure est venue de quitter cette magnifique villa. Le temps de passer par une dernière plage et de laisser le vent s'engouffrer dans nos vêtements, nous reprenons la route pour Cagliari.

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Dernière soirée. Olivier tient à nous offrir un dernier moment magique. Ce sera dans un restaurant à la carte interminable, aux pâtes fraîchement cuisinées dans la journée. Aux tomates cerises, courgettes et aubergines. Le filet d'huile d'olive est parfait, les pâtes plus encore. Mes papilles en émoi, mon palais en redemande encore. Rien de cette soirée ne peut être transcrite ici, car les plats furent bien trop succulents. Les rires bien trop intenses. Les sourires bien trop sincères. Nous nous endormons pour trois heures, et regagnons la France, avec un nouvel ami, et des étincelles plein les yeux.

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04 mai 2009

Orange fut Amsterdam

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C'est accompagnée de mon iPod rose bonbon que j'ai décollé le 30 avril pour Amsterdam. Veille du jour de la Reine. De l'ancienne, à vrai dire. L'actuelle fête son anniversaire à une date peu propice à la fête en plein air : en hiver. Ainsi, j'arrive dans la capitale hollandaise avec un million d'autres humains, afin de fêter les Pays Bas d'orange vêtus pour l'occasion.

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Accueillie par Matei, on ancien colocataire allemand, ainsi que ses amis finlandais, allemands et néerlandais. Nous commençons notre séjour par une soirée dans le centre ville. Le tourisme attendra, les centaines de milliers de visiteurs m'empêchent de lever la tête vers des bâtiments qui plus tard me dévoileront leurs si beaux attraits. Parmi la foule, je me perds. Pas de portable. Pas de nom de rue de l'endroit où je dois dormir. Les gens sont cependant accueillants et chaleureux. Tard dans la nuit, je me décide à m'installer dans un cybercafé, et par des subterfuges dont j'ai oublié la logique (!) je parviens à recontacter Matei. En route pour les retrouver, je fais la rencontre de Luke Holand, de la télévision anglaise, et des hollandais très compréhensifs. La soirée s'achèvera dans un bar, et dans des taxis. Déjà, la ville me montraient ses premières surprises. Nous nous endormons, la tête faisant des cercles imaginaires, pleine de lumières.

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Neuf heures. Queen's Day. Une énorme brocante se prépare dans les rues. Les habitants étalent des bribes de vie dont ils souhaitent se délester. Il est encore assez tôt pour aprenter les ruelles et ponts sans se faire bousculer, je décide de partir seule afin de découvrir la ville. Les sratégies commerciales sont "home made" et parfois drôles : celui qui mange deux biscuits secs en moins de 45 secondes gagnent deux fois sa mise, par exemple.

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Amsterdam me réservait bien des émerveillements. Je fus comblée par les vues qu'elle m'offrait. Magnifique, reposante, majestueuse, fonctionnelle. Les adjectifs me manquent pour la décrire. Je suis tombée amoureuse. Mais l'heure tourne et je ne remarque pas la foule qui commence à s'entasser.

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Nous partons pour deux heures de marche dans les rues bondées pour atteindre la scène Heineken, au sud du centre ville. Musique électronique, foule électrique. Nous dansons parmi des milliers de personnes. Sur scène, des DJ's, des femmes aux jolies formes, et des hommes arborant des panneaux : "Il fait chaud, hein ?". Il est vrai. Ils nous dévoilent alors les parties les plus intimes de leur anatomie. Fous rires. Pays Bas, vous êtes fous.

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Cependant, la cérémonie est teintée d'amertume. A quelques kilomètres de là,à Apeldoorn, une tentative a eu lieu : une voiture folle s'élançait sur le bus royal. Elle passe à côté. Le public en est devenu la cible, avec 5 morts. Les festivités ne durent alors pas aussi longtemps que prévu. La nuit tombée, Amsterdam s'offrait ainsi à Matei et moi, avec un calme salvateur. Quartier rouge, par curiosité. C'est donc bien vrai. Pub anglais, presque vide, livres, lettres, cartes postales, discussions. Nous assouvissons notre besoin de nous évader après un bain dans une foule aussi dense et impressionnante : plus d'un million de paires de souliers ont foulé les rues aujourd'hui, avec leurs lots d'alcool, de canettes vides, et autres désagréments liés à une alcoolisation (hyper)massive.

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Le lendemain, je repars seule, quelques heures devant moi avant le décollage. Les surprises n'arrêtaient pas de pleuvoir sous un ciel bleu, une légère brise, et un soleil radieux. Les canaux, les ruelles, les maisons en briques, les péniches et autres habiations boisées sur l'eau. Tout m'émeut dans ce village géant. La capitale du pays de l'horticulture me confirme ce statut : les parcs sont impeccables, et les paliers de maisons agrémentés de biens jolies plantes vertes sur les pavés.

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Ce récit n'aurait su être plus court, et m'emmènera sans doute à nouveau vers les contrées hollandaises. Amsterdam m'a offert son hospitalité, son soleil et ses plus beaux paysages, et je la remercierai volontiers en y retournant le plus vite possible. Vivent la Reine, les canaux, et les vélos.

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11 mars 2009

East Christmas Tour : part 2

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Mes mots vous amenaient au moment où des yeux se fermaient, les paupières encore tremblantes sous des sons bouleversants. Laissez-moi vous narrer la suite de cet "East Xmas Tour". C'est tôt que le réveil interromps notre sommeil. Les sacs étaient faits la veille. Le temps d'avaler un "Laugenbrötchen", et nous empruntons la route vers la gare. Puis les rails vers Görlitz, ville la plus orientale de l'Allemagne. Puis d'autres rails vers Wrocław. Sur ce chemin ferré : mon premier train polonais. Les billets sont pris à bord. Par chance, nous avons rencontré une allemande sympathique sachant parler leur langue.

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Escale de deux petites heures. Je ne verrai de Wrocław que la gare, et quelques rues (ci-dessus). De quoi me donner un avant goût. L'affiche géante de Madagascar II me rappelle cependant à la réalité : nous sommes à l'aube de 2009, en Europe. Mais l'heure tourne et nous devons acheter nos billets pour Cracovie. Dans la langue de Goethe, Wolfram me laisse faire. Le sourire en coin et avec un peu de fierté : c'est lui qui fût la cause de mon intérêt pour cette langue et pour l'Est. Les billets en poche pour quelques Złoty, nous prenons les rails jusque tard dans la nuit.

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Si l'Allemagne de l'Est pouvait vous paraître grise avec ses quelques maisons au crépit pendant, les quartiers populaires de Cracovie vous paraîtront bien noirs. C'est ce qui fait pourtant tout le charme des pays de l'Est à mon goût : les traces de ce lourd passé. Ainsi, nous arrivons dans le froid, accueillis par Bertram - le frère jumeau de mon compagnon de voyage - ainsi que sa douce et tendre polonaise, Dominika. Après de sincères étreintes, tout ce beau monde aux prénoms exotiques s'endort.

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Le soleil perce une fiche couche de brouillard, ce matin-là. Je découvre alors que Cracovie possède un joli château surplombant la ville, de charmantes ruelles, des endroits chaleureux et accueillants, mais également des gens sous l'effet de l'éthanol. Plutôt drôle pour une touriste de mon espèce. Nous nous amusons alors de ce "Curva", synonyme de "Fuck", lancé par un homme titubant puis tombant à la renverse. Puis, après plusieurs kilomètres de marche, quelques bières et des spécialités du pays, nous rentrons nous préparer pour la grande soirée.

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Un bar. Le serveur est un ami de Dominika. Les polonaises se sont parées de leur plus belle tenue. Nous ne surveillons pas l'horloge. Soudain, minuit arrive. Nous le découvrons par le flot de baisers échangés, interrompant la discussion passionnante que j'entretenais avec Bertram (ci-dessus). Les verres se vident, se remplissent et se revident à la rencontre de polonais(es) friand(e)s, de français avides, et de canadiens gourmands. C'est tôt le matin que nous rentrons nous coucher, froidement, mais gaiement.

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Un premier de l'an à Krakow, à marcher dans le quartier juif et à boire du thé dans le "Tram Bar" aux décors de tramway. Le lendemain, la neige est tombée dès le petit matin. Elle pare les rues d'une couche si blanche qu'elle contraste avec les murs gris-noirs comme jamais je ne l'avais encore vue. Le paysage qui s'offre à moi est alors intemporel. Je me frotte les yeux : suis-je dans un livre d'histoire ? Non, je suis à la première page de 2009, et jamais je n'ai été si proche du passé ...

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10 mars 2009

East Christmas Tour : part 1

IMGP5818Après plusieurs mois de silence, une fois encore, je reviens. C'est un ami qui m'a redonné goût à l'écriture, allez savoir pourquoi je l'avais perdu. Si raconter sa vie est bien inutile, raconter ses voyages demeure le meilleur moyen d'en garder une trace impérissable. Voici donc mon carnet de voyage virtuel. Un périple hivernal, que je ne vous ai encore conté.

Offenburg, le 26 décembre. Les allemands ont eu la bonne idée d'émettre des tickets "joli weekend" qui permettent de traverser le pays pour une poignée d'euros. Par les trains régionaux, par contre. Qu'à cela ne tienne, j'ai toute la journée devant moi. Au gré de mes envies, j'ai fait quelques escales avant d'atteindre mon but. Tout d'abord, Stuttgart. Pour un bretzel avec Matei et Cyb, mes deux anciens colocataires de Tübingen. Le temps est gris et froid. Le temps de monter dans la célèbre tour qui arbore un signe Mercedes géant, nous nous délectons d'un lait au miel. Puis je redescends une vingtaine d'étage, pour remonter dans un autre train.

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Quelques heures passent, accompagnées d'un roman, de friandises germaniques et de Mark Oliver Everett. It's Saturday morning, who's gonna play with me? Parfait, nous sommes samedi. Et c'est mon sac à dos qui jouera avec moi, jusqu'au prochain arrêt, Nuremberg. L'autre visage de la Bavière, en pleine période de Noël qui plus est. Je m'accorde deux heures pour le découvrir. De jolies places, de bien charmantes sculptures, et un marché qui se démonte doucement. La fibre leur étant bien moins commerciale, ils ne laissent pas les choses traîner jusqu'à janvier, par chez eux. Quelques petites baraques en bois subsistent, je m'y désaltère. Mais voilà qu'un autre train m'attend, celui qui me mènera à la ville que je découvrais, un an et demi plus tôt.

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Dresde, Nouvelle Ville (Neustadt). Le quartier de mes rêves. Au moment d'y poser mon petit pied, Björk me chante  son hyperbal(l)ade : I go through all this [...] so I can feel happier. Simple, cet endroit pourrait vous paraître gris, même. Mais c'est à la tombée de la nuit que l'on y découvre toutes ses facettes. Des bars comme on n'en connaît que trop peu en France. La fumée de cigarette se jouant des interdictions, elle subsiste. L'occasion de peser le pour et le contre. Finalement, en vacances, c'est plutôt positif. Des boutiques alternatives. Des petits endroits pour remplir notre estomac comme j'aimerais tant avoir au coin de ma rue. Comme ce petit "Soup Bar", au couleurs acidulées, aux odeurs légumineuses et aux recettes à vous faire tomber plus d'un végétarien ou à vous rendre un carnassier amoureux des bienfaits du potager. Et l'été, Neustadt est plus génial encore, mais c'est une autre histoire.

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Je resterai trois jours dans la capitale Saxonne. Des balades dans le centre, du quartier de l'opéra (ci-dessus) - où nous nous arrêterons pour un ballet magnifique - aux abords de la Frauenkirche (ci-dessous), qui témoigne de la bêtise humaine soixante cinq ans plus tôt. En effet, le centre de Dresde a entièrement été bombardé lors des carnages du second volet d'une guerre internationale, laissant pendant de trop nombreuses années des ruines joncher le sol. La reconstruction de l'église est récente. Les ingénieurs en génie civil ont pris soin de remettre les pierres entières à leur place par une savante modélisation informatique, comblant celles perdues par de nouvelles, donc plus claires. Le contraste en résultant fait office de mémorial fortement symbolique à l'Est.

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A ce moment précis, je ne sais encore où je terminerai 2008, ni commencerai 2009. Ce voyage se voulait spontané. Il le sera. C'est au détour d'une discussion, un matin, autour d'un petit déjeuner franco-allemand, que nous prendrons notre décision : ce sera la Pologne. Mais ceci vous sera conté plus tard. Je passe une dernière nuit à Dresde qui, une fois de plus, m'aura convaincue que c'est l'Allemagne orientale que je préfère. Une douce mélodie me berce, Saxon Shore - ou comment s'endormir paisiblement ...

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Bonne nuit, l'Allemagne. Après t'avoir traversée et foulé tes pavés, demain je te quitterai pour découvrir un nouveau pays. Non pas que tu ne méritais pas ma présence pour le passage à la nouvelle année, mais l'appel de l'Est était trop fort ... Toujours un peu plus à l'Est, comme j'ai si souvent dit.

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21 octobre 2008

Seize jours pour alléger l'esprit et le coeur

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Jeudi 19 septembre 2008, Orly. Sept heures et vingt minutes plus tard, mes petits pieds effleurent ceux d'une contrée inconnue, dont on ne me disait que du bien. J'étais alors déterminée à la découvrir, à me délecter de paysages nouveaux, à m'imprégner d'une culture différente. Le Québec pour seize jours, avec pour compagnon mon sac à dos en journée, et Damien, ami toulousain, le soir.

montreal

Tout d'abord, Montréal. Ville cosmopolite, où punks percés, hommes d'affaires pressés et ouvriers se croisent chaque jour dans les grands axes : Sainte Catherine, Saint Laurent. Ville contrastée où églises anglicanes font du pied aux grands grattes-ciel, qui eux narguent les maisons de briques rouges où les escaliers semblent se jouer des habitants en se mêlant et s'entremêlant à l'infini. Ville verte, où le Mont Royal surplombe les immeubles, et nargue à son tour les tours les plus hautes, car elles n'ont pas le droit d'en dépasser son sommet. Ville nocturne, où les bars, pubs, clubs, et boîtes de nuit tremblent chaque nuit, arrosés de bonnes bières locales.

Montréal n'est pas magnifique sur le plan esthétique. C'est son atmosphère qui la rend belle et attirante. Débordante de vie et de paradoxes, elle a pris la place particulière des "villes de mon cœur" comme certaines m'ont déjà entendue le dire (Angers, Toulouse, Prague, Copenhague). Les plaisirs au quotidien, en vrac, sont : les donuts glacés au miel, les rires dans la rue Saint Denis, une bière aux Foufounes Electriques, le sirop d'érable, les langues de Shakespeare et de Molière qui se côtoient étroitement, les écureuils peu farouches qui se promènent à nos pieds. J'aimerais ne jamais être partie de cette ville, j'aimerais y déposer bien plus qu'une petite valise.

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Il est des villes dont la simple prononciation suscite de vives réactions. Lorsque les gens la connaissent, ils s'empressent de vous raconter ses beautés, ses coins qu'ils préfèrent, avec beaucoup d'excitation. Lorsqu'ils ne la connaissent pas, ils ne peuvent s'empêcher de dire qu'elle fait partie de leurs projets, inévitablement. La ville de Québec est de ces villes qui font tourner la tête et le cœur lorsque l'on entend ou lit son nom. Une douceur de vivre, un château magnifique, la promenade des Gouverneurs au bord du fleuve du Saint Laurent, des milliers de lumières la nuit, un air de Saint Malo outre-Atlantique.

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Ottawa, Ontario. Capitale du Canada. Son centre grouille de fonctionnaires, ici la mixité sociale n'est pas l'apanage de la ville. Mais contrairement aux idées que j'en avais, ses tours ne sont pas si nombreuses, et pas si hautes. C'est plutôt la verdure qui est frappante, car Ottawa est une ville très végétalisée, un plaisir pour les prises de vue du haut de la tour du parlement, car les photos sont contrastées et équilibrées.

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24 mars 2008

La capitale du Bade Württemberg

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En ce weekend froid et parfois même neigeux, petite visite de la ville de Stuttgart. Vous voyez ici le Neues Schloss (nouveau château) pris du dernier étage d'un musée d'art contemporain. La ville est entourée de collines, sur lesquelles on peut voir de grandes demeures. On se croirait donc quelques décennies en arrières, car il y a finalement peu de bâtiments de type HLM.

Des photos de bâtiments touristiques ...

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Et d'autres beaucoup moins (oui, des photos moches) ...

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Posté par Elfe_Filante à 09:32 - Voyages - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 mars 2008

Emménagement à Tübingen

Deux heures et trente minutes du domicile parental. Me voilà arrivée à Tübingen. L'accueil dans l'appartement est très sympathique, et les animaux tout autant (un dalmatien et un chat). Je commence doucement à occuper l'espace de ma chambre, en attendant le reste ce weekend. Des guirlandes partout, des couleurs plutôt chaudes (à venir encore), un vrai petit cocon auquel je rêvais depuis plusieurs mois.

chambre

De plus, je peux enfin exposer mes deux œuvres d'art qui n'avaient trouvé aucune place assez digne à Rennes. Les voilà donc au grand jour, enfin. Il s'agit (à gauche) d'un tableau acheté à 50 centimes d'euros à Emmaüs, une vraie merveille de monstruosité et (à droite) d'un crochet pour y déposer les clés ornés de deux magnifiques têtes de biches avec cornes véritables, trouvé à un euro à la brocante de notre quartier, en octobre. Le tout a été acheté avec ma Lala, bien sûr. C'est pour penser à elle tous les jours. D'autres amis reconnaîtront les petits cadeaux, dont un magnifique pavé de Prague, que je garde précieusement.

tableaux

Concernant le stage, j'aurai l'occasion de vous narrer mes aventures en photos, car les tâches que je dois effectuer s'y prêtent bien. De belles plantules sur gel d'agarose. Mmmmh, je rêverais de vivre dans une boîte de Pétri géante, c'est si moelleux la gélose ! Je vous montrerai ça ...

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08 janvier 2008

Prague, tes délices ...

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Je ne peux vous faire de reportage photo de notre voyage sans vous montrer celles moins sérieuses et touristiques. D'autant que l'endroit s'y prête, et surtout les protagonistes de notre belle histoire. Que l'on soit dans les hauteurs de la ville ou aux bords du fleuve, de nuit comme de jour, dans un bistrot comme dans la rue, les plaisanteries fusent, et mes abdominaux s'en souviennent. Puis ce n'est pas tous les jours que l'on est affublé d'une ménagerie pareille, comme disait le grand Morel.

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Maleureusement, toute chose a une fin. Mais la soirée finale est grandiose. L'Enfer Rouge. Un endroit qui porte bien son nom. Rockabilly le jour, électro la nuit, ce bar nous offre, dans son ambiance furieusement feutrée, les délices du pays : de la bière à près d'un euro la pinte, et une ambiance encore une fois très déjantée. Nous oublions de manger, nous prenons des photos et mimons des villes du monde. Et nous allons danser. Les sons sourds ne soulèvent pas autant la poitrine qu'au Kross Club, mais ce que crache le fumigène nous ennivre, et l'euphorie prend rapidement le dessus. La dernière nuit Pragoise est à la hauteur de notre séjour. Nous nous couchons tard cette nuit-là, après une danse au fast food américain le plus célèbre, et un contrôle de Police dont nous sortons indemnes.

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Vendredi matin. Florent, Guillaume et Benjamin frappent à la porte. Le son du réveil n'a pas su percer les rêves - à moins que mes neurones ne fussent encore barbouillés par les délices de la veille - pourtant il aurait dû, nous partons pour près de 1500 kilomètres ! Lever aussi rapide qu'efficace, donc. Il n'y avait après tout qu'un sac à dos. La voiture est chargée de bagages, moi d'émotions. Nous nous arrêtons à Strasbourg, pour une visite "deux heures chrono" de la ville. La cathédrale est toujours aussi belle, et la Petite France accueillante. Tartes flambées, tremblez !

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Reims. 22h30. Le lit deux places se joue à "pierre feuille ciseaux". La mousse à raser dans les cheveux, par contre, non. Ce n'est pas bien grave, les gros sont fidèles à eux-mêmes. Mais quand même, ça colle. La nuit passe et en quelques heures nous arrivons à bon port, avec Pompon en co-pilote de fortune. Angers sous la pluie. Ce n'est pas bien grave non plus, tant que l'on peut étendre ses jambes en sortant de la voiture, car il y faisait bien étroit à l'arrière.

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Je suis bien bavarde, je sais. Mais les voyages, ça titille les neurones, et quand on rentre, on ne se sent jamais pareil. Depuis, des expressions plus grasses et ridicules les unes que les autres me viennent sur le bout de la langue. Faites que je puisse les taire ! "Endométriose, t'es méga bonne". Oops. Mais il n'y a pas que ça. C'est que ça marque, des émotions pareilles. Comment vais-je me soigner ? Je sais. On repart. Qui vient, cette fois-ci ?

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Prague, tu es si bonne ...

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Voilà, 5 jours dans la capitale tchèque pour fêter la fin d'une année bien remplie et le début d'une autre sans doute plus passionnante encore. J'aurais aimé tous vous prendre dans mes valises, car dans cette ville, pour chacun d'entre vous, il y a une rue, un bâtiment, un bar ou un musée.

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Le voyage s'est fait avec Jérôme, alias Loizo Rider, et ses compères, dont des filles vraiment sympathiques. Puis une fois arrivés, les choses s'emballent : une manche de coupe du monde de ski de fond dans la ville, tournée des bars, retrouvailles avec les Gros angevins. A partir de là, notre séjour s'articule autour de la bière tchèque et du gulash, qui nous tiennent bien chaud pour arpenter les ruelles de Prague la magnifique.

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La nuit, Prague est incroyable. Quel que soit le côté de la Vltava, on peut voir des bâtiments illuminés de mille feux, surtout la Cathédrale, le Château et le Pont Charles. Mais ce sont aussi les petites ruelles plus intimistes que nous avons visitées. Vers Laureta, les lampadaires accrochés aux murs nous enveloppent dans une ambiance si particulière.

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Prague, ce n'est pas que la magnifique. C'est aussi la dépravée. Oui, l'alcool coule à flot, la musique électro résonne dans nos oreilles, et le métal s'allie aux lumières intensément froides ou chaudes. Le mélange donne le Kross Club, bar le plus déjanté de la ville, où des pièces de camion font office de décoration, dans des salles aussi nombreuses que les bières que nous avons sans doute bues.

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Celui qui n'est pas conquis par cette ville n'a sans doute pas goûté aux joies d'une balade nocturne sur les innombrables marches qui montent et descendent, s'entremêlent et mènent à des trésors ... Cette ville est simplement magique. Et les gens avec qui j'y suis allée le sont également. Merci Guillaume, Benjamin, Florent et Romain. Je n'ai, je crois, jamais autant ri. Vous y êtes tous pour quelque chose. Et l'espace d'une semaine, le monde n'existait plus. Il n'y avait que Prague, et les Gros.

Posté par Elfe_Filante à 12:15 - Voyages - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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