15 juin 2009
L'histoire d'un bus qui allait à Villasimius ...
Pendant une session de surf sur la toile, je tombe il y a environ deux mois sur une affaire à ne pas louper : l'Italie m'ouvre les bras pour le prix de deux pintes et demi. Après l'Ouest, après l'Est, après le Nord, voilà le Sud. Récit de trois jours au Sud de la Sardaigne ...

Olivier est Toulousain, il aime l'océan. Cagliari s'offre à la Méditerranée, soit, mais il est prêt à faire des concessions et à me suivre pour ce voyage. Mon agenda se voit attribuer "Cagliari, arrival 31.05.09". L'organisation commence. Des messages sont envoyés sur CouchSurfing, et trois jours avant le départ, un certain Luca daigne nous héberger pour trois jours. L'aventure s'annonce bonne. De l'avion, nous voyons les Alpes enneigées, ses nombreux lacs aux bleus intenses, ses splendeurs insoupçonnées. Puis la Corse, sous un soleil radieux. La chance tourne cependant, c'est sous la pluie que nous arrivons à Cagliari. Le temps d'un restaurant et de nous rendre compte que les Italiens ne sont pas anglophones pour un sou, nous rencontrons Luca. Il sera notre guide acharné pendant toute la durée de notre séjour. A commencer par sa ville : ruelles typiques, balcons, escaliers, églises, et Jacerandas en fleurs.

Luca est un enfulte, ou un aldente. C'est à dire un adulte qui serait resté un enfant. Il est infographiste. Son appartement regorge de comics et de leurs figurines associées. Il est fan d'Indiana Jones. Son accueil est au delà de tout ce que nous pouvions imaginer. Il nous cuisine des pâtes, a un grand sens de l'humour et se montre chaleureux.

Le deuxième jour, notre guide nous emmène à la plage. Les couleurs sont belles, le soleil joue à cache-cache avec les nuages, mais nous offre lumière et chaleur. Nous sommes le premier jour du mois de juin et l'eau se prête à la baignade. Une fois séchés, nous visitons les ruines de Nora datant du 2ème et 3ème siècle. La vue est magnifique, entre les montagnes, la mer, les ruines, et le port. A de nombreuse reprises, nous nous asseyons pour contempler, discuter, et rire. L'alchimie est parfaite. Olivier, Luca et moi trouvons notre place : Luca le guide aventurier, Olivier le chômeur indécis, Noémie l'organisatrice maternelle.

Pula. Petite bourgade à l'Ouest de Cagliari. Nous y faisons une halte pour jouir de ses jolies couleurs, de son soleil, et de ses délicieuses glaces italiennes. Yaourt et Kinder. Jamais je n'aurai goûté à pareil plaisir lacté. Puis l'heure est venue de nous préparer pour une soirée privée à La Paillote, club chic en bord de mer. Nous ne connaissons personne, les gens sont bien habillés et boivent des cocktails, la musique ne se prête pas assez à la danse, mais nous retrouvons Enrika, une avocate et amie de Luca. Dans la nuit, nous la suivrons à Villasimius, dans le sud-est.

La route est sinueuse et parfois, de faibles lumières semblables à des étincelles font surface à notre droite. Il s'agit de la mer qui reflète les villages côtiers. Il fait noir, mais tout cela laisse présager des paysages sublimes. Arrivés chez Enrika, nous n'imaginions pas encore quel serait notre réveil. Il est tard. Elle nous accueille est nous invite à gagner notre chambre. Ce qui nous attendait dès le lever du soleil, nous en sommes encore sans voix à cette heure-ci. Une terrasse avec vue sur la mer, les montagnes, et le ciel bleu. Et Luca et son amie qui nous attendent pour le petit déjeuner.

La journée s'annonce parfaite. Et elle le sera. Balade en bord de mer, baignade, discussions sur le cinéma, sur l'Italie, sur la France, sur eux, sur nous. Nous sommes les deux jeunes, eux les deux anciens, et tout correspond. Le tableau est si équilibré que nous ne voyons pas le temps passer. L'heure est venue de quitter cette magnifique villa. Le temps de passer par une dernière plage et de laisser le vent s'engouffrer dans nos vêtements, nous reprenons la route pour Cagliari.

Dernière soirée. Olivier tient à nous offrir un dernier moment magique. Ce sera dans un restaurant à la carte interminable, aux pâtes fraîchement cuisinées dans la journée. Aux tomates cerises, courgettes et aubergines. Le filet d'huile d'olive est parfait, les pâtes plus encore. Mes papilles en émoi, mon palais en redemande encore. Rien de cette soirée ne peut être transcrite ici, car les plats furent bien trop succulents. Les rires bien trop intenses. Les sourires bien trop sincères. Nous nous endormons pour trois heures, et regagnons la France, avec un nouvel ami, et des étincelles plein les yeux.
Commentaires
Quel magnifique récit de voyage, je ne savais pas que tu étais partie avec Olivier. Je t'en souhaite pleins d'autres comme ça, avec moi dans tes valises ^^
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