04 mai 2009
Orange fut Amsterdam

C'est accompagnée de mon iPod rose bonbon que j'ai décollé le 30 avril pour Amsterdam. Veille du jour de la Reine. De l'ancienne, à vrai dire. L'actuelle fête son anniversaire à une date peu propice à la fête en plein air : en hiver. Ainsi, j'arrive dans la capitale hollandaise avec un million d'autres humains, afin de fêter les Pays Bas d'orange vêtus pour l'occasion.

Accueillie par Matei, on ancien colocataire allemand, ainsi que ses amis finlandais, allemands et néerlandais. Nous commençons notre séjour par une soirée dans le centre ville. Le tourisme attendra, les centaines de milliers de visiteurs m'empêchent de lever la tête vers des bâtiments qui plus tard me dévoileront leurs si beaux attraits. Parmi la foule, je me perds. Pas de portable. Pas de nom de rue de l'endroit où je dois dormir. Les gens sont cependant accueillants et chaleureux. Tard dans la nuit, je me décide à m'installer dans un cybercafé, et par des subterfuges dont j'ai oublié la logique (!) je parviens à recontacter Matei. En route pour les retrouver, je fais la rencontre de Luke Holand, de la télévision anglaise, et des hollandais très compréhensifs. La soirée s'achèvera dans un bar, et dans des taxis. Déjà, la ville me montraient ses premières surprises. Nous nous endormons, la tête faisant des cercles imaginaires, pleine de lumières.

Neuf heures. Queen's Day. Une énorme brocante se prépare dans les rues. Les habitants étalent des bribes de vie dont ils souhaitent se délester. Il est encore assez tôt pour aprenter les ruelles et ponts sans se faire bousculer, je décide de partir seule afin de découvrir la ville. Les sratégies commerciales sont "home made" et parfois drôles : celui qui mange deux biscuits secs en moins de 45 secondes gagnent deux fois sa mise, par exemple.

Amsterdam me réservait bien des émerveillements. Je fus comblée par les vues qu'elle m'offrait. Magnifique, reposante, majestueuse, fonctionnelle. Les adjectifs me manquent pour la décrire. Je suis tombée amoureuse. Mais l'heure tourne et je ne remarque pas la foule qui commence à s'entasser.

Nous partons pour deux heures de marche dans les rues bondées pour atteindre la scène Heineken, au sud du centre ville. Musique électronique, foule électrique. Nous dansons parmi des milliers de personnes. Sur scène, des DJ's, des femmes aux jolies formes, et des hommes arborant des panneaux : "Il fait chaud, hein ?". Il est vrai. Ils nous dévoilent alors les parties les plus intimes de leur anatomie. Fous rires. Pays Bas, vous êtes fous.

Cependant, la cérémonie est teintée d'amertume. A quelques kilomètres de là,à Apeldoorn, une tentative a eu lieu : une voiture folle s'élançait sur le bus royal. Elle passe à côté. Le public en est devenu la cible, avec 5 morts. Les festivités ne durent alors pas aussi longtemps que prévu. La nuit tombée, Amsterdam s'offrait ainsi à Matei et moi, avec un calme salvateur. Quartier rouge, par curiosité. C'est donc bien vrai. Pub anglais, presque vide, livres, lettres, cartes postales, discussions. Nous assouvissons notre besoin de nous évader après un bain dans une foule aussi dense et impressionnante : plus d'un million de paires de souliers ont foulé les rues aujourd'hui, avec leurs lots d'alcool, de canettes vides, et autres désagréments liés à une alcoolisation (hyper)massive.

Le lendemain, je repars seule, quelques heures devant moi avant le décollage. Les surprises n'arrêtaient pas de pleuvoir sous un ciel bleu, une légère brise, et un soleil radieux. Les canaux, les ruelles, les maisons en briques, les péniches et autres habiations boisées sur l'eau. Tout m'émeut dans ce village géant. La capitale du pays de l'horticulture me confirme ce statut : les parcs sont impeccables, et les paliers de maisons agrémentés de biens jolies plantes vertes sur les pavés.

Ce récit n'aurait su être plus court, et m'emmènera sans doute à nouveau vers les contrées hollandaises. Amsterdam m'a offert son hospitalité, son soleil et ses plus beaux paysages, et je la remercierai volontiers en y retournant le plus vite possible. Vivent la Reine, les canaux, et les vélos.

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